L'auto-mutilation.
L'auto-mutilation est une envie
Qui, te sourie
Et non pas un acte de barbarie
Trop souvent incompris
Elle peut te soulager
Tu peux tout lui confier
C'est une personne de confiance, de confidences
A manier cependant avec grande prudence
J'ai fais sa connaissance par un beau soir de Septembre
Elle s'est mise à m'attaquer certains membres
Moi même n'avais compris pourquoi
Mais elle a fais acte de présence
Lorsque j'étais dans le plus grand désarroi
Noyer par le chagrin, un trop grand manque de câlins
C'est elle qui m'a réconfortée
Elle qui a effleurée ma peau
Maintes et maintes fois depuis ce premier soir
C'est elle qui m'a vidé de toute ma haine, de toutes mes peines
Trop lourdes à assumer pour mes petites épaules
Je n'ai pu garder mon calme
J'ai perdu mon sang froid
J'ai quitté mon air serein que je laissais paraître
J'ai longuement hésité a sauté du haut de la fenêtre
Mais je ne sais pour quelle raison
C'est elle qui m'a aidée, écoutée
Elle a su être présente quand j'en avais le besoin
Aujourd'hui elle est devenue un véritable copain
Nous passons des soirées ensemble à jouer,
A décider de mon sort, la vie ou la mort...
Refrain :
C'est elle qui te libère
De toutes tes peurs, de tout tes pleurs
Elle t'apporte un peu de chaleur
Dans ton coeur, puis s'installe une rancoeur
Une honte, tu te sens immonde
Peur d'être incompris dans ce maudit monde
Et avec le temps tu te noie dans le noir
Le plus profond désespoir
Elle cours à ta perte, et tu la laissera faire
Ainsi tu quitter ce bas monde
En laissant derrière toi des souvenirs,
Des pleurs et même des proches
Et pour eux tout deviendra si moche
L'auto-mutilation est un moyen de communiquer
Un moyen parmi tant d'autres de s'extérioriser
Elle n'a pas de limite et t'offre une vue sur la mort
Une fois rencontrée tu ne peux l'oublier
Elle est, à jamais graver et si tu l'oublie
Certaines marques sont là pour te rappelé son existence
Sa présence, qui m'a hanté durant des mois entiers
Pourquoi vouloir la fuir alors qu'elle ne veut t'empêcher de vivre
Elle ne cherche à te détruire
Seulement elle souhaite t'offrir
Le sentiment d'être libre
Sentiment que tu ressens une fois passé
Sentiment passager et non pas d'éternelle
Te prouver que tu es puissant
Et que tu es responsable de tes actes
Toi seul à le pouvoir de décision de vie ou de mort sur toi même
Aidé par l'accumulation de haine, elle te guidera vers l'enfer
Tu aura l'unique volonté, par moment,
De supprimer toutes tes libertés
Mais la raison te reviendra un court instant
Tu lui dira tout les mots
Que tu n'aura pu exprimer différemment
Doucement mais sûrement
Tu lui demandera de te libérer
De toute cette haine, de toutes ces peines
Et elle effleurera à nouveau ta peau
Tu versera quelques larmes puis de ton sang
Jusqu'à ce que ta raison revienne
Alors reviendra la sérénité de ton âme
Tu lâchera alors tes armes
Puis tu lui dira au revoir
Et à un prochain soir
Ainsi tu vivra quelques jours de plus dans ce maudit monde
Jusqu'au soir où tu la reverra
Et puis même numéro, même scénario
Refrain :
...
Peu à peu tu deviendra accro
A sa tendresse, sa gentillesse
Et plus le temps passera,
Moins tu pourra te passer de sa puissance
De la chaleur de sa présence
Tu ressentira un sentiment de manque
Un sentiment de sevrage
Elle deviendra une drogue
Tu en deviendra dépendant
Elle te libérera de toutes tes besognes
Te videra de toutes tes larmes
Pour te laisser finalement sans armes
Et te poignardera sans pitié, et ce sera
Le coup fatal qui marquera la fin
Qui te fera comprendre que cette faim
Est une maladie, qui peu à peu te détruit
Très difficile à accepter à l'âge de 17 ans
Age où nous sommes encore inconscient
Où nous nous croyons le plus fort, intouchable
Mais où en réalité âge où nous sommes encore fragile
Nous avons tant de mal à l'admettre
Nous ne pouvons nous le permettre
Nous sommes encore beaucoup trop fébrile
Quand l'auto-mutilation te tient par l'âme
TU ne peux demander de l'aide
Tu as honte de tes actes
Tu n'ose plus te regarder devant la glace
Tu crois être un monstre, un fou, un psychopathe
Tu les décris par désespoir à des "pseudo-adolescent"
Mais qui ne peuvent t'aider malgré leur volonté
Quand par la maladie atteint tu es
Seul la médecine peut te soigner
Mais à 17 ans nous refusons l'aide d' autrui
Nous voulons tant nous montrer résistant et grand...